Introduction :
J’ai reçu dernièrement un bon cadeau pour un vol en parapente. Malheureusement, je ne l’ai pas encore utilisé. Mais je connais une personne qui en à fait pendant plus de 10 ans. Je vais donc lui poser quelques questions, et y répondre dans cet article.
Interview d’une parapentiste chevronnée !
Y a-t-il beaucoup de théorie à apprendre avant de voler pour la première fois ?
Non, pas si l’on passe par une école qui nous donne toutes les informations avant le vol. Par contre, pour passer la licence de parapente, l’examen théorique est très poussé dans les domaines de la météorologie et de l’aérologie. Cela nécessite d’avoir déjà des connaissances en physique.
Pour tenter son premier vol, un vol biplace est probablement la meilleure chose à faire. Cela permet de vérifier si se retrouver sous une voile à 1000 mètres du sol n’est pas trop terrifiant pour vous. Pendant cette expérience, l’instructeur vous enseignera les principaux éléments à connaître avant de se débrouiller la prochaine fois tout seul.
Dans tous les cas, il est interdit en Europe de se lancer seul sans intégrer une école officiel.
Combien de temps
faut-il pour savoir faire du parapente ?
A mon époque, il suffisait d’avoir 40 vols attestés pour se présenter à l’examen organisé par la Fédération Suisse de Vol Libre. Certaines personnes réussissent à cumuler ces vols en une saison. Moi, j’ai préféré attendre d’avoir plus d’expérience répartie sur les 4 saisons, afin d’avoir intégré les particularités de chaque période de l’année. Décoller à pied est bien différent d’un envol à ski !
Quels sont les freins que les gens pourraient avoir pour commencer cette discipline ?
La première peur est souvent celle du vertige. La deuxième est de se lancer dans un sport à risque. Même si l’on vole en toute sécurité, cela reste toujours plus dangereux qu’une partie de squash ! La troisième retenue est, surtout pour les jeunes, le budget nécessaire pour ce lancer dans cette discipline.
Pour un vol biplace, il faut déjà compter entre 150 et 250 francs. Si l’on souhaite se lancer en solo, l’achat d’une aile est indispensable et coûte entre 3500 et 6000 francs, sans parler des accessoires tels que parachute de secours, sellette avec renforcement voire airbag, etc… A cela s’ajoute encore le prix de l’écolage jusqu’à l’obtention de la licence. Ce dernier varie beaucoup selon les régions.
Ya t-il encore quelque chose à savoir ou des astuces à donner à ceux qui voudraient se lancer dans ce sport ?
Ne jamais voler seul, sans avoir vérifié préalablement auprès de votre assurance RC, si votre couverture est suffisante pour intervenir en cas de dégâts que vous auriez occasionné en cas de chute. Imaginez-vous, rater votre atterrissage, et vous retrouver à califourchon sur une serre d’un paysan du coin. Il sera bien plus disponible à vous aider à redescendre si vous pouvez le rassurer rapidement que vos dégâts lui seront rapidement dédommagés…
Après cet interview, je n’ai qu’une envie : partir à l’assaut de la montagne, une voile sur le dos et si possible, les skis au pied !
J’espère que ce format vous aura plu, et je vous donne rendez-vous dans mon prochain article.
Je remercie Sonia Henchoz pour son témoignage.